Fiche Revendicative 6 : SANTE, RISQUES INDUSTRIELS, ENVIRONNEMENT

La FNIC CGT fait sienne la définition de la santé selon l’Organisation Mondiale de la San té : « C’est un état complet de bien-être physique, mental et social ». Les revendications concernant la santé au travail priment sur les autres, y compris sur les salaires et les « primes ». Nous devons nous fixer pour objectif d’éradiquer toute atteinte à la santé dans le cadre du travail, en particulier par la prévention et le principe de précaution.

Les questions de santé au travail englobent les risques psychosociaux, le stress. C’est dans l’organisation du travail qu’il faut en rechercher les causes.

PÉNIBILITÉ

L’amélioration des conditions de travail, d’hygiène et de sécurité constitue un élément important du progrès social et de la qualité de la vie des femmes et des hommes au travail, dont la prise en compte de la pénibilité. Les conditions de travail et d’exposition aux risques professionnels sont déterminantes pour l’état de santé des salariés.

Tous les salariés sont concernés par la pénibilité, IC-TAM inclus, l’intensification du travail, l’accroissement de la charge mentale, les objectifs à atteindre, la réactivité demandée, la complexification des tâches et l’absence de moyens pour les réaliser sont responsables du stress.

La prévention de la pénibilité est prioritaire, elle est basée sur une démarche ayant pour but la suppression de toute pénibilité, à défaut le remplacement de ce qui est pénible par ce qui l’est moins.

Dans ce but il a été décidé d’une obligation de résultat sur les 2 volets suivants :

  • La prévention avec l’objectif de supprimer, ou à défaut réduire, toute forme de pénibilité ou souffrance au travail en instaurant une organisation du travail qui place la protection de la santé physique et mentale au cœur des décisions économiques et sociales.
  • Le droit à la réparation : tout salarié ayant été exposé à des situations et conditions de travail de nature à entraîner une usure prématurée sur la santé, doit disposer d’un droit à départ anticipé en retraite, financé par l’employeur, de un trimestre d’anticipation à la retraite pour chaque année de travaux pénibles. D’une manière générale, il faut rendre la réparation économiquement plus contraignante que la prévention, incitant l’employeur à éliminer la pénibilité à la racine.

MALADIES PROFESSIONNELLES

Elles sont les conséquences ultimes d’atteintes à la santé subies par le salarié, du fait de l’employeur. Il existe une sous déclaration massive des maladies professionnelles. Il faut également dénoncer l’absence de réparation intégrale.

La sous-traitance, la précarité sont des facteurs très importants de déclenchement de maladies professionnelles, il y a un transfert d’exposition vers les salariés des entreprises sous-traitantes. Enfin dans de nombreux cas, le coût de la maladie professionnelle ou de l’accident du travail n’est pas imputé à l’établissement concerné..

ENVIRONNEMENT

La crise écologique qui se profile provient selon la FNIC-CGT, du mode capitaliste de production, autant prédateur de travail humain que des ressources naturelles. L’épuisement et le gaspillage des ressources humaines et naturelles dépendent en effet, d’un système fondé sur la concurrence et non sur la coopération, sur la recherche du profit maximal, le plus rapide possible, sans aucune cohérence ni planification. La FNIC-CGT se prononce pour l’éradication de ce mode de production.

La priorité, c’est le développement humain. Si le droit à l’environnement en est un aspect, on ne doit pas pour autant subordonner ce droit à d’autres droits tout aussi fondamentaux : accès à une alimentation suffisante, à l’eau potable et à l’assainissement, accès à l’énergie, aux soins, à l’éducation, le droit à un logement, à un emploi, à un environnement sain, le droit d’être protéger contre la violence et de contrôler son avenir. L’idée de « contreparties » à ces droits inaliénables est un principe marchand qu’il faut rejeter, y compris quand on parle d’environnement (taxe carbone, etc.).

Nous ne sommes pas partisans de la décroissance, qui implique un programme de régression sociale pour les salariés des pays développés, et l’interdiction pour des milliards d’humains de sortir de l’économie de simple subsistance.

Pareillement, nous ne faisons pas la promotion d’une « économie non-carbonée » (nous sommes nous-mêmes composés en grande partie de carbone), mais d’une économie planifiée en termes d’utilisation de ressources. Les émissions de CO2 à l’atmosphère doivent être réduites, cela ne signifie pas forcément l’abandon de l’utilisation des ressources fossiles, du moment que ces ressources sont utilisées en respectant l’environnement, celui-ci incluant l’être humain vivant en société. Concernant le pétrole, produit naturel d’une richesse et d’une complexité sans équivalent, la FNIC réaffirme que le brûler sous forme de carburant est un énorme gâchis et qu’il faut l’utiliser comme matière première et non comme énergie.

Le développement des techniques a permis par le passé le développement humain, pas de raison que cela ne soit pas le cas pour l’avenir.

Le développement humain incarne un défi pour une industrie chimique respectueuse, assumant ses responsabilités dans la protection de l’environnement et dans le développement de l’emploi qualifié, stable, afin de promouvoir une nouvelle efficacité économique et sociale.

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